Compte rendu du questionnaire
Par CIQ le samedi 13 juin 2026 - Le CIQ - Lien permanent
COMPTE RENDU DE L'ENQUÊTE ET DIAGNOSTIC
Enquête tirée du CR de GOOGLE-FORM que vous trouverez ICI
I . ANALYSE DES RÉSULTATS DE GOOGLE-FORM
L'enquête a recueilli entre 13 et 28 réponses selon les thématiques. Le profil type du répondant montre des résidents solidement ancrés dans le quartier (63 % y vivent depuis plus de 5 ans), l'échantillon se répartissant entre actifs professionnels (51,9 %) et retraités (40,7 %) .
--- Le questionnaire a été mis en ligne le 15 mai 2026 et clôturé le 11 juin 2026. Voir ICI
1. Adhésion et image de l'association
- Notoriété de proximité : Le CIQ est principalement connu via le voisinage/amis (50 %) et le bouche-à-oreille (25 %). Les réseaux sociaux et l'affichage restent marginaux (10,7 % et 3,6 % ou invitations à hauteur du reste).
- Engagement : 74,1 % des répondants sont déjà adhérents. Pour les 25,9 % de non-adhérents, les freins sont le manque d'information, le statut de propriétaire non-résident ou l'ignorance des modalités d'adhésion.
- Satisfaction : L'utilité du CIQ fait l'unanimité (100 % d'avis favorables) avec une excellente note de satisfaction globale de 4,72/5. Les habitants saluent la réactivité du bureau, son écoute et des actions marquantes comme le sauvetage de l'église Saint-Martin d'Arenc.
- Limites : Le principal point de friction reste l'inertie des élus et des instances administratives face aux dossiers portés par le CIQ, les réalisations tardant trop à se concrétiser.
2. Priorités et attentes du quartier
Les préoccupations se cristallisent autour de trois axes majeurs de la vie quotidienne :
- Sécurité et Civisme (Priorité 1) : C'est l'enjeu le plus critique (très grande importance). Les riverains dénoncent la présence de points de deal devant les fenêtres, le trafic de drogue omniprésent et les incivilités sonores.
- Propreté et Voirie (Priorité 2) : Un sujet classé au second rang des urgences (grande importance) et qualifié par les répondants d'enjeu de "santé publique". Les attentes portent sur le nettoyage des rues et la gestion des déchets.
- Cadre de vie et lien social : Les habitants réclament une diversification des commerces (notamment des commerces de bouche), une meilleure régulation du stationnement et la réduction des nuisances de l'A55. Un besoin d'initiatives pour rompre la méfiance ambiante et développer la solidarité entre voisins est également exprimé.
3. Communication et vie associative
- Information : Si 77,8 % se sentent informés, 22,2 % pointent un manque de visibilité flagrant, soulignant que beaucoup de d'habitants ignorent l'existence du CIQ.
- Nouveaux canaux¹* : Les attentes numériques des usagers se répartissent principalement entre trois nouveaux canaux : les réseaux sociaux (37 %), WhatsApp (25,9 %) et un forum dédié (25,9 %).
- Convivialité²* : Les avis sont partagés (55,6 % de Oui / 44,4 % de Non) concernant l'organisation d'événements conviviaux. Les suggestions incluent des repas de quartier (fête des voisins), des vide-greniers ou des rencontres sportives (course, volley au gymnase Ruffi).
- Implication interne²* : 37 % des répondants se disant prêts à s'impliquer. Ils souhaitent s'orienter vers les groupes de travail thématiques (25,9 %), l'aide aux réunions (22,2 %) ou l'organisation d'événements (14,8 %), en mettant à disposition des compétences variées (rédaction, gestion de syndic, traduction espagnol/anglais).
1*– Actuellement, le CIQ communique de manière très régulière à travers la mise à jour de son site internet et dispose également d'une page Facebook. Toutefois, ce dernier canal reste peu interactif, enregistrant un faible taux de commentaires et de mentions « J'aime ».
2*– Les personnes désirant mettre en place des groupes de travail thématiques ou organiser des rencontres sportives sont invitées à prendre contact avec nous. En effet, le questionnaire étant 100 % anonyme, nous n’avons aucun moyen de les contacter.
II . DIAGNOSTIC GÉNÉRAL ET RÉFLEXION SUR L'AVENIR
Malgré une satisfaction interne élevée, le CIQ fait face à un paradoxe: son utilité est reconnue, mais il souffre d'une faible mobilisation générale. Obtenir seulement 28 réponses sur ~ 400 résidents sollicités (soit ~ 7 %), malgré quatre rappels, constitue un signal d'alerte important pour l'avenir du CIQ.
1 - Un constat à nuancer
- Une posture de consommation chez la plupart des résidents : Une grande partie des habitants semble adopter un comportement de "consommateurs" de l'espace public. Ils subissent les nuisances du quartier mais tendent à déléguer la charge des signalements au noyau actif de bénévoles, sans toujours relayer les actions sur le terrain.
- Un paradoxe difficile à cerner : Ce manque de participation interroge l'impact de la communication actuelle, bien qu'il soit difficile d'en analyser les causes profondes. En effet, le CIQ a toujours été une structure profondément ouverte à tous, accueillant sans distinction les adhérents comme les non-adhérents. Malgré cette politique de la porte ouverte, l'association peine à briser un fonctionnement en vase clos, sa communication par e-mail touchant principalement un cercle de personnes déjà convaincues ou installées de longue date. Le défi reste de trouver les clés pour pénétrer et mobiliser plus efficacement les résidents .
- L'impact sur la relation avec les élus : Ce manque flagrant de participation des résidents engendre une conséquence politique directe, le désintérêt marqué des élus locaux. Les instances institutionnelles (Mairie, Métropole, Département…) sont parfaitement conscientes de cette apathie générale. Sachant que le CIQ ne représente concrètement qu'une poignée d'habitants actifs et qu'il ne bénéficie d'aucune réelle pression populaire, les élus n'accordent que peu de crédit à ses revendications. Par conséquent, les actions sollicitées par le CIQ tardent à s'accomplir ou ne se concrétisent jamais. Ce blocage structurel s'explique simplement, les institutions n'ont aucun intérêt politique à agir face à des riverains qui ne se mobilisent pas.
2 - Le risque de lassitude des forces vives
Le risque majeur réside dans l'effritement progressif de l'engagement des bénévoles actuels. Porter de manière trop isolée les combats d'un quartier face à des institutions administratives volontairement lentes altère la motivation à long terme. Si ce noyau actif vient à perdre son élan par manque de soutien, c'est l'activité même du CIQ qui s'en trouverait ralentie, privant le secteur d'un relais essentiel.
3 - L'AG comme moment de vérité pour l'avenir du CIQ
La suite des activités du CIQ Arenc-Villette dépendra en grande partie des dynamiques qui se dégageront lors des prochaines réunions et, de manière plus globale, lors de la tenue de la prochaine AG.
Cette échéance sera un moment de vérité et de dialogue nécessaire. Elle permettra de mesurer s'il existe un réel désir collectif des résidents de s'emparer des outils proposés et d'intégrer de nouvelles forces vives au conseil d'administration pour épauler le bureau. Si la participation reste trop timide, les bénévoles actuels devront mener une réflexion lucide sur la suite à donner à leur engagement. Sans un relais minimal de la part du terrain lors de cette AG, il deviendra simplement difficile de maintenir le même rythme d'action, ouvrant la discussion sur les capacités réelles de l'association à poursuivre ses missions dans les conditions actuelles.
…


Commentaires
Bonjour
Comme toujours les habitants se plaignent mais ils ne s investissent pas personnellement dans leur quartier. C'est bien dommage.
Sans le CIQ on aurait peut maintenant un immeuble de bureau ou d habitation à la place de l église saint Martin d’Arenc. Et bien d autres choses. Encore merci
On pleure, on se plaint... mais malheureusement, il y a toujours "piscine" le jour des réunions ! Ils sont tellement demandés et débordés qu'ils ne peuvent jamais participer.
Bref, le CIQ est là pour ça, non ? D'ailleurs, pour ce service de réclamation non-stop, ils paient la somme astronomique de 3 € par an (et pour les plus généreux, 5 € !).
Comme vous le dites si bien : ce ne sont plus des habitants, ce sont des consommateurs, et de mauvais consommateurs ! D'ailleurs, c'est bien simple, généralement, très souvent, les magasins finissent par fermer quand ils ont affaire à de tels clients...
On ne mérite que ce que l’on sème. A force de tout attendre des autres sans jamais donner une heure de son temps, à force de déléguer la colère en restant confortablement assis chez soi, on récolte exactement ce que l'on mérite : le vide, le surplace et le désintérêt des élus. Un quartier ne change pas par magie, il change par l'action collective. Mais visiblement, il est plus facile de regarder le navire couler.
On sent le début de la fin.
Ca sent le sapin pour notre CIQ et j’ai bien peur que notre environnement s'éteindra avec lui